La tunisie Medicale - 2013 ; Vol 91 ( n°01 ) : 44 - 49
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Résumé
Prérequis : Le burnout ou l’épuisement professionnel est un syndrome qui touche préférentiellement les professions dites aidantes ayant une forte implication interpersonnelle affective.
Buts : Evaluer la prévalence du burnout chez une population d’infirmiers tunisiens et préciser ses causes ainsi que ses répercussions perçues.
Méthodes : Nous avons mené une étude transversale auprès de 142 infirmiers, répartis sur 12 services, qui ont répondu à un questionnaire comportant des données relatives aux circonstances de travail, aux causes perçues de l’épuisement professionnel, ses conséquences possibles et à une échelle de mesure du burnout (Malasch Burn Inventory).
Résultats : Plus des deux tiers de notre population (69%) étaient touchés par le burnout dont 45,8% avaient un niveau d’épuisement émotionnel élevé, 36,6% avaient un niveau élevé de dépersonnalisation et 22,5% avaient un niveau d’accomplissement professionnel bas. La charge de travail excessive, étant la cause majeure de l’épuisement professionnel pour environ trois quarts (72,5%) des soignants, était prédictive d’un niveau d’épuisement moyen (OR=3,80 ; IC à 95% de 1,079 à 13,420 ; p = 0,038). Par ailleurs, Un score d’épuisement émotionnel élevé était associé à un nombre élevé d’heures de travail par semaine (p=0.006) et à une ancienneté inférieure à 10 ans (p=0.008). Parmi les causes du burnout, l’ambigüité et les conflits de rôle étaient associés à un niveau élevé d’épuisement émotionnel (p=0.04), de dépersonnalisation (p=0.03) et à un niveau d’accomplissement bas (p=0.0001). Nous avons constaté que le sentiment de dévalorisation était associé à des niveaux élevés pour les dimensions épuisement émotionnel (p=0.05) et dépersonnalisation d’une part (p=0.002), et à un accomplissement personnel plus bas d’autre part (p=0.04). Par ailleurs, nous avons noté que les sujets ayant des idées suicidaires avaient un niveau de burnout élevé (p=0.04). Concernant les signes physiques, l’épuisement émotionnel était associé à des plaints somatiques multiples.
Conclusion :Nos résultats rejoignent en partie ceux de la littérature et illustrent certains paramètres pouvant être à l’origine de l’épuisement professionnel tels que les conditions du travail,l’ambigüité des rôles, le manque d’expérience chez le jeune infirmier. Par conséquent, il s’avère important de prendre en considération ses différents facteurs vu leur retentissement sur la qualité de vie des soignants et leurs prestations auprès des patients.
Mots Clés
Article
Le burnout ou l’épuisement professionnel est un syndrome qui résulte d’une implication intense avec les autres et qui se manifeste par un épuisement émotionnel, une dépersonnalisation des patients et un sentiment d’accomplissement réduit [1]. Cette souffrance, peu spécifique et peu différenciée, touche préférentiellement les professions dites aidantes ayant une forte implication interpersonnelle affective [2, 3].Les objectifs de notre travail étaient d’évaluer la prévalence du burnout chez une population de soignants tunisiens et de préciser les causes et les répercussions perçues du burnout.

PATIENTS ET MÉTHODES


Notre étude était de type transversal, descriptif et analytique, réalisée sur une période de six mois. L’enquête avait porté sur 142 infirmiers répartis sur 12 services au sein des Centres hospitalo-universitaires Hédi Chaker et Habib Bourguiba à Sfax, Tunisie. Les critères d’inclusion étaient l’accord préalable du personnel et l’anonymat du questionnaire. Les personnes refusant de faire part de l’enquête et le personnel médical étaient exclus de cette étude.
Chaque participant était amené à répondre à un questionnaire comportant les caractéristiques sociodémographiques (âge,sexe, état civil), les circonstances de travail (service, nombres d’heures par semaines, nombres de gardes par mois). Ce questionnaire avait comporté également des items se référant aux causes perçues de l’épuisement professionnel et à ses conséquences possibles.
L’épuisement professionnel était évalué par le Malach Burnout Inventory (MBI) [4]. Il s’agit d’un auto-questionnaire composé de 22 items : neuf permettent d’évaluer l’épuisement émotionnel, cinq permettent d’évaluer la dépersonnalisation et 8 permettent d’évaluer l’accomplissement personnel.Le résultat du MBI n’est pas un score global mais un score exprimé en « bas/modéré/élevé » pour chacune des trois dimensions.
L’obtention d’au moins un score pathologique (score élevé d’épuisement émotionnel ou de dépersonnalisation, ou un score bas d’accomplissement personnel) suffit à définir le burnout. Le burnout est dit faible si l’une des trois dimensions est pathologique, moyen si deux des trois dimensions est pathologiques et élevé si les trois dimensions sont pathologiques.

Analyse statistique :
La saisie des données et l’analyse statistique étaient réalisées à l’aide du logiciel SPSS (Statistical Package for the Social Sciences) dans sa 17ème version. Pour la comparaison des variables, nous avons utilisé le test CHI-DEUX (¯Ç) de Pearson. Pour mieux étudier les facteurs les plus prédictifs du burnout, nous avons effectué trois modèles de régression logistique multi nominale. Le seuil de significativité a été de 5%.

RÉSULTATS

Deux cent vingt questionnaires étaient distribués et 142 étaient recueillis et analysés. Le taux général de participation était de 64,5%.

1- Caractéristiques sociodémographiques et professionnelles de la population étudiée :
L’âge moyen de la population était de 37,6 ans avec un écart type de 8,2. La population était à prédominance féminine (64,1%) avec un sex-ratio de 0,56. Un peu plus des deux tiers des soignants (68,3%) étaient mariés et 24% étaient célibataires. La majorité des participants (73,9 %) résidait en zone urbaine. Sur le plan professionnel, le choix de la profession était délibéré dans 68,3 des cas. Un peu moins de la moitié de notre population (47,9%) exerçait depuis moins de dix ans. La moyenne d’heures par semaine de travail était de 36 heures. Une proportion de 88% ne faisait pas de gardes. La majorité des soignants (92,3%) rapportait avoir une bonne relation avec leurs supérieurs hiérarchiques.

2- L’épuisement professionnel selon le MBI :
Plus des deux tiers de notre population (69%) étaient touchés par le burnout dont 45,8% avaient un niveau d’épuisement émotionnel élevé, 36,6% avaient un niveau élevé de dépersonnalisation et 22,5% avaient un niveau d’accomplissement professionnel bas.

3- Causes et Conséquences perçues de l’épuisement professionnel:
La charge de travail excessive était la cause majeure de l’épuisement professionnel pour environ trois quarts (72,5%) des soignants (Tableau 1) alors que la fatigue était la conséquence de l’épuisement la plus évoquée par notre population (87,3%) (Tableau 2).

Tableau 1 : Répartition selon les causes de l’épuisement professionnel



Tableau 2 : Répartition selon les conséquences de l’épuisement professionnel
voir tableau-2

4- Relation entre les dimensions du burnout et les différents paramètres sociodémographiques et professionnels :
Parmi les facteurs sociodémographiques, le sexe féminin (p=0,02) et l’âge inférieur à 50 ans (p=0,03) étaient associés à un score élevé d’épuisement émotionnel. Pour les autres dimensions du burnout nous n’avons pas trouvé de lien avec les paramètres sociodémographiques.Un score d’épuisement émotionnel élevé était associé à un nombre élevé d’heures de travail par semaine et à une ancienneté inférieure à 10 ans. La pratique de grade était associée aux différentes dimensions du burnout (tableau 3).

Tableau 3 : Relation entre les dimensions du burnout et les paramètres sociodémographiques
voir tableau-3

5- Relation entre les dimensions du burnout, les causes et les conséquences perçues de l’épuisement professionnel :
Parmi les causes du burnout, l’ambigüité et les conflits de rôle étaient associés à un niveau élevé d’épuisement émotionnel et de dépersonnalisation et à un niveau d’accomplissement bas. Les différentes variables associées ont été mentionnées dans le tableau 4. Dans notre étude, le sentiment de dévalorisation était associé à des niveaux élevés pour les dimensions épuisement émotionnel et dépersonnalisation d’une part, et à un accomplissement personnel plus bas d’autre part. Par ailleurs, nous avons noté que les sujets ayant des idées suicidaires avaient un niveau de burnout élevé. Concernant les signes physiques, l’épuisement émotionnel était associé à des plaints somatiques multiples (tableau 5).

Tableau 4 : Principales causes et conséquences associées avec les dimensions du burnout
voir tableau-4

6- Régression logistique multi nominale :
Parmi les facteurs corrélés à l’épuisement émotionnel, une charge de travail excessive était prédictive d’un niveau d’épuisement moyen (OR=3,80 ; IC à 95% de 1,079 à 13,420 ; p = 0,038).Concernant la dépersonnalisation, l’ambigüité et les conflits de rôle (OR =3,54 ; IC à 95% de 3,54 à 10,52 ; p =0,023) ainsi que le manque de temps libre (OR=3,54 ; IC à 95% de 3 à 8,13, p=0,03) étaient des facteurs prédictifs d’un niveau élevé de dépersonnalisation.Par ailleurs, les facteurs prédictifs d’un niveau d’accomplissement bas étaient les exigences des patients (OR=3,37 ; IC à 95% de 1,07 à 10,6 ; p= 0,038) et le risque professionnel (OR = 3,7 ; IC à 95% de 1,16 à 12,14 ; p = 0,027).

DISCUSSION

Le niveau du burnout était élevé dans 26,1% des cas. Ce taux rejoint les données de la littérature. La prévalence d’un niveau élevé du burnout varie de 5 à 50 % [3, 5-9]. Cette variabilité des résultats s’expliquerait par les différences méthodologiques et socioprofessionnelles des populations étudiées (culture, mode de vie, horaires de travail, situation matrimoniale etc.)
Les études tunisiennes sur le burnout sont rares : dans une étude tunisienne faite sur une population de personnel médical et paramédical exerçant dans un centre hospitalier de psychiatrie, l’épuisement émotionnel chez les infirmiers était de 35,8% [10]. Cette fréquence était inférieure à celle retrouvée chez notre population (45,8%), ce qui pourrait être expliqué par l’hétérogénéité de notre échantillon fait d’infirmiers exerçant dans plusieurs services.
Conformément à la littérature, un âge inférieur à 50 ans et une ancienneté inférieur à 10 ans étaient corrélés avec un épuisement émotionnel et un niveau de burnout élevés [8, 10-13]. En effet, le manque d’expérience du soignant jeune peut favoriser la survenue de l’épuisement professionnel. Le sexe féminin était corrélé à un score élevé d’épuisement émotionnel.
Plusieurs études ont confirmé cette relation [11, 12, 14]. Cette plus grande vulnérabilité des femmes pourrait être en rapport avec une implication plus importante dans la relation émotionnelle à l’égard de leurs malades et avec la difficulté à concilier leurs vies professionnelles et familiales [15]. D’autres auteurs attribuent ceci aux caractéristiques psychobiologiques des femmes qui ont des attitudes plus émotionnelles et plus empathiques contrairement aux hommes qui ont plutôt des attitudes plus instrumentales [16].
Parmi les caractéristiques professionnelles, le nombre de gardes élevé était corrélé avec le burnout. Bien évidemment, les troubles de sommeil et les perturbations de l’horloge biologique générés par les gardes de nuit engendrent un épuisement, voire même des symptômes dépressifs [17, 18]. Nous avons aussi constaté qu’un nombre moyen élevé d’heures de travail par semaine était en corrélation avec le burnout. De plus, la charge de travail était la cause la plus rapportée pour expliquer l’épuisement professionnel. Elle était elle aussi associée à un niveau de burnout élevé. Ces constatations montrent que le repos est un facteur important pour lutter contre le burnout.
D’autre part, de nombreuses enquêtes ont démontré que les heures excessives de travail n’engendrent pas nécessairement une augmentation de la productivité. Elles auraient plutôt tendance à diminuer l’efficacité et l’efficience des individus [11]. Par ailleurs, si une surcharge de travail peut être novice pour la santé mentale des travailleurs, il en est de même pour une sous-charge capable de susciter de l’ennui et une baisse de la motivation et de la satisfaction au travail [17]. La relation de cause à effet entre l’épuisement professionnel et la charge excessive de travail est réciproque. En effet, il se pourrait que les soignants souffrant de burnout augmentent leur charge de travail pour palier au sentiment d’échec [19].
Parmi les causes rapportées par les soignants, nous avons trouvé un lien entre le burnout d’une part et la souffrance et les exigences des patients d’autre part. Certains auteurs estimaient que les relations tordues avec les patients, les cas complexes, les plaintes non compliantes et la souffrance ou même la mort des patients sont associés à un plus fort burnout [20-22]. Les difficultés des soignants confrontés en permanence à la disparition des patients, les amènent à vivre des moments douloureux. Plus ils sont proches de la faiblesse des patients et de la douleur de la famille, plus ils ressentiront les angoisses de séparation. Cette angoisse de mort est contagieuse.Concernant, les conséquences perçues de l’épuisement professionnel, plusieurs symptômes évoqués pourraient annoncer l’installation des troubles de l’humeur. Dans notre étude, la dépression n’a pas été évaluée par des échelles spécifiques, pourtant, et parmi les conséquences perçues, le sentiment de dévalorisation et les idées suicidaires étaient corrélées avec le burnout. En effet, la confusion entre le syndrome d’épuisement professionnel et la dépression est fréquente [23]. Certains auteurs ont même supposé que le burnout est une forme de dépression [24] en se basant sur les symptômes dépressifs dans la diminution de l’accomplissement personnel [3, 10, 25]. Ainsi, le syndrome d’épuisement professionnel peut faire le lit d’une véritable dépression majeure, et conduire même au suicide [26].
La fatigue, les céphalées et les lombalgies étaient les conséquences les plus évoquées par les infirmiers. De nombreux auteurs ont conclu à une relation significative entre les signes physiques et le burnout. Ils ont noté une sensibilité accrue des victimes de l’épuisement professionnel aux maladies psychosomatiques et psycho-fonctionnelles. Ces plaintes sont dominées par les céphalées, les troubles digestifs, certains maladies cardio-vasculaires, dermatologiques, les douleurs diverses, les tensions musculaires etc [27]. La demande de mutation était corrélée avec un accomplissement personnel bas.
Plusieurs auteurs ont incriminé le burnout dans la genèse de ce paramètre. Il a été évoqué dans presque toutes les études portant sur le burnout [11, 12, 22, 28]. La demande de mutation témoigne d’une attitude de fuite du soignant « consumé » jusqu’au bout. Ce dernier, à cause du burnout, choisit de fuir ses problèmes au lieu de les affronter et en faire face. Ce désir de changer de métier pourrait être considéré comme un signe d’appel du burnout [22, 29-31].
Notre étude a des limites, elle a été menée auprès des individus qui étaient en poste au moment de l’enquête ; ceux qui ont été absents n’étaient pas impliqués. Par conséquent, la prévalence du burnout pourrait être sur ou sous-estimée. D’autre part, le type transversal de l’étude ne permet pas de montrer la stabilité des symptômes. Concernant le questionnaire utilisé (MBI), il est aujourd’hui l’instrument le plus utilisé pour évaluer le burnout, mais il reste insuffisant pour permettre à lui seul un diagnostic. En effet, cette échelle ne mesure le niveau du burnout qu’au moment de l’étude. Enfin, bien que les infirmiers comprennent la langue française le questionnaire est non validé en population tunisienne.

CONCLUSION

Jeune infirmier, ayant une charge de travail excessive, tel est le profil global de l’agent paramédical présentant un burnout. Le retentissement de ce syndrome sur l’agent se manifeste par des symptômes dépressifs et des plaintes somatiques, en plus des réactions condescendantes à l’égard des patients. La prévention du burnout s’avère alors nécessaire et peut s’organiser sur plusieurs plans (individuel, collectif et organisationnel). Il est de même important que le soignant prenne conscience de ses limites et de celles de la médecine afin de se protéger efficacement contre le burnout.
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